SIA 2026 : Welfarmers : Alain Sergent récompensé
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- Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
Alain Sergent distingué pour ses bonnes pratiques pour éviter la douleur à la castration avec l’immunocastration.
Dans le cadre du programme WelFarmers financé par l’Union européenne, Alain Sergent, éleveur de 250 truies naisseur-engraisseur en Charente a été distingué à l’occasion du salon de l’agriculture sur le stand Inaporc. Ce projet WelFarmers réunit 18 partenaires de 8 pays* dans le but d’améliorer le bien-être des animaux via 8 réseaux nationaux d’innovation (éleveurs, conseillers, vétérinaires et chercheurs) sur 4 thèmes clés : la maternité liberté, les porcs à queue entière comment réduire les risques liés à l’arrêt de la caudectomie, la prise en charge de la douleur à la castration et améliorer le logement en engraissement. En France, les partenaires du programme sont la Fédération nationale porcine, l’Ifip et la Chambre d’agriculture de Bretagne. Le projet WelFarmers identifie les bonnes pratiques et favorise le partage d’expériences pour accompagner la mise en place de nouveaux standards de bien-être en élevage porcin en Europe, en renforçant l’adhésion de la filière à ces solutions. Cette mobilisation collective a pour mission de relever les défis posés par la prochaine évolution de la législation européenne sur le bien-être des porcs.
Alain Sergent a en effet mis en place l’immunocastration dans son élevage depuis 3 ans, « je pratique l’immunocastration depuis que je suis passé en maternité liberté, explique-t-il. Le protocole de castration était trop contraignant, et je ne voulais pas passer en mâle entier. Avec le recul, aujourd’hui je ne ferai pas marche arrière. » Il pratique l’immunocastration en 2 injections : la première sur les porcs à 16 semaines de vie et la seconde 4 semaines plus tard. Un contrôle a lieu 15 jours plus tard et si nécessaire en cas de doute, une troisième injection peut avoir lieu. L’éleveur a noté une nette amélioration des performances techniques des mâles vaccinés. Parmi les bénéfices relevés : l’arrêt de la castration, les gains de productivité, le calme des mâles immunocastrés et une organisation de travail reproductible.
Laurent Guglielmi, absent lors de la remise du diplôme, est éleveur de porcs dans le département d’Eure-et-Loire. Il fait aussi partie des éleveurs distingués dans le cadre du projet WelFarmers pour éviter la douleur à la castration. Il pratique lui aussi l’immunocastration.
Une 2e sélection des techniques utilisées par les éleveurs pour le logement des truies en liberté, la limitation de la caudectomie, éviter la douleur à la castration ou améliorer le logement en engraissement. Pour l’heure, la sélection se poursuit jusqu’en août 2026, 14 dossiers sont déjà présentés par la France. Les résultats seront connus cet été.
*France, Irlande, Portugal, Danemark, Espagne, Finlande, Roumanie, Italie