La Fict en appelle à la responsabilité des distributeurs
Dans un communiqué daté du 16 octobre, la Fédération des entreprises françaises de charcuterie traiteur (Fict) en appelle aux distributeurs. Selon la Banque de France, les marges nettes des entreprises du secteur se sont effondrées.
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Auteur : Anne-Solveig ASCHEHOUG
Selon les dernières données de la Banque de France, les marges nettes des entreprises du secteur charcuterie traiteur se sont effondrées. « En 2022, 25 % des entreprises affichaient un résultat déficitaire. L’ensemble des sociétés du secteur ont connu une baisse de 60 % du taux de leur marge nette. En 2023, la situation s’aggrave, selon un sondage auprès des adhérents de la Fict, le résultat net des entreprises de charcuterie devrait reculer fortement en 2023 (- 42 % sur un an 2022/23). Aussi, les entreprises doivent puiser dans leurs trésoreries qui baissent de 32 % au 1 er semestre 2023 comparé au 1 er semestre 2022 », énumère le communiqué de la Fict.
Depuis janvier 2023, 20 entreprises sont en défaillance et les prévisions de la Banque de France sont des plus pessimistes pour fin 2023. En cause, la flambée des coûts de production (matières premières, énergie, coûts logistiques, emballages, augmentation de salaires…) et l’impossibilité de répercuter ces hausses auprès des distributeurs.
Aussi la Fict demande la « compression indispensable des marges des distributeurs sur la charcuterie pour permettre aux produits de rester accessibles et préserver le pouvoir d’achat du consommateur ».
« Face à cette situation historique de grand péril pour les entreprises de charcuterie-traiteur, nous espérons que les discussions avec les ministères et les distributeurs permettront d’avoir leur soutien pour préserver la viabilité des entreprises dans les prochaines négociations, notamment par un dispositif de suivi des négociations spécifique à notre secteur », a déclaré Martine Leguille-Balloy , présidente de la Fict dans un communiqué.